2019 : Une année de croissance pour le meuble

Profitant de conditions favorables, le marché du meuble progresse de 4,1 % et atteint 13,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en 2019. Les secteurs de la cuisine et de la literie tirent, cette année encore, le marché vers le haut.

En 2019, le marché du meuble progresse de 4,1 %, pour atteindre un chiffre d’affaires global de 13,4 milliards d’euros TTC. Ce résultat très positif a été révélé, le 3 mars dernier, par la Fnaem (Fédération française du Négoce de l’Ameublement et de l’Équipement de la Maison), l’Ameublement Français et l’IPEA (Institut de Prospective et d’Études de l’Ameublement). L’inflation mesurée, la légère hausse du pouvoir d’achat (+2,1 %), l’indice de confiance élevé, ainsi que le nombre de transactions dans l’immobilier ancien créent un contexte particulièrement favorable pour le marché.

La cuisine et les spécialistes en moteur de croissance
Si leur progression est variable, l’ensemble des segments du marché profite d’une situation favorable. Le meuble de salle de bain enregistre la plus faible croissance avec 2,8 %, alors que la tête du classement est, sans surprise, tenue par le meuble de cuisine avec +6,2 % et la literie avec +4 %. Les meubles meublants progressent de 3,4 %, malgré une réduction continue des surfaces de vente. La météo clémente permet au meuble de jardin de progresser de 3,1 %. Enfin, les fauteuils rembourrés bénéficient légèrement moins de la conjoncture que les autres grandes familles du meuble, avec une croissance de 2,9 %. Du côté des circuits de distribution, les meilleures performances sont à attribuer aux spécialistes avec une progression de 6,8 %. Ils portent le marché de la cuisine intégré, avec de très bons chiffres lors des premiers mois de l’année, et pallient les difficultés de la grande distribution sur cette période. Le constat est similaire chez les spécialistes de la literie et du salon, sans toutefois retrouver le même niveau de croissance que pour la cuisine. La grande distribution ameublement progresse, pour sa part, de 4,3 %, malgré la disparition de Fly, en 2018.
Les enseignes de milieu et haut de gamme portent aussi la croissance grâce, notamment, aux rayons meubles meublants, et progressent de 3,1 %, cette année. Les GSB, quant à elles, maintiennent leur bonne dynamique et affichent une croissance à 2,8 %. En revanche, les très bons chiffres du e-commerce, en 2019, ne semblent pas se traduire sur le marché du meuble. Avec 7,3 % de part de marché, les pure players n’atteignent que 0,7 % de croissance sur l’année.

Baisse des mises en chantier de logements neufs
Cependant, tous les voyants n’étaient pas au vert, en 2019. Les mises en chantier de logements neufs enregistrent un recul de 1 % et baissent pour la deuxième année consécutive. La forte progression du marché du meuble confirme donc l’analyse de plusieurs acteurs, ces dernières années, qui dissocient ces deux valeurs qui étaient très liées, jusqu’à présent. Les transactions dans l’immobilier ancien dépassent pour leur part le million, et soutiennent largement le marché du meuble. La croissance du segment des meubles de salle de bain en est une conséquence directe.

Une nouvelle méthode de calcul revalorise le marché

Jusqu’en 2018, les études de l’IPEA étaient faites à partir d’un panel de distributeurs et représentaient
70 % du marché. Il manquait, notamment, certaines données du e-commerce ou des magasins de bricolage. Le marché était donc sous-évalué. L’IPEA a dû trouver une solution pour fournir des chiffres plus proches de la réalité de la diversité du marché. Grâce aux données fournies par Éco-mobilier et croisées avec les résultats d’autre organisme d’enquêtes comme Promojardin, l’IPEA a refondé sa méthode de calcul. Les chiffres du marché du meuble publié par l’IPEA, pour l’année 2019, intègrent 90 % du marché.
Pour analyser la progression du marché, ces chiffres ont donc été comparés à ceux de 2018, calculés selon la même méthode. Cette évolution a abouti à une revalorisation du marché de 35 %. Le chiffre d’affaires de 2018 passe de 9,5 milliards à 12,8 milliards d’euros.